VAN GOGH : le voyageur

Il me semble toujours être un voyageur qui va quelque part & à une destination.
Vincent van Gogh, extrait de lettre à son frère Theo, Auvers, 10 juillet 1890

Paysage sous la pluie à Auvers (détail). Auvers, 1890, Musée Pouchkine, Moscou.

Paysage sous la pluie à Auvers (détail). Auvers, 1890, Musée Pouchkine, Moscou.

En 37 ans, Van Gogh a connu 38 adresses différentes dans 4 pays. Il a vécu entre autres à Groot-Zundert, La Haye, Amsterdam, Nuenen, Bruxelles, Anvers, Londres, Ramsgate, Paris, Arles, Saint-Rémy de Provence et Auvers-sur-Oise… Chacun de ces lieux porte aujourd’hui des traces de son passage.

Van Gogh ne possédait que peu de choses : son matériel de peinture, quelques livres et à certaines adresses, quelques meubles. Il rêvait d’une vie stable, mais était incapable de rester en place.

Durant les 33 premières années de sa vie, et notamment durant la période dite « hollandaise », Van Gogh vivait dans un contexte plutôt familial. Il logeait chez le révérend Slade-Jones et son épouse à Isleworth, chez le boulanger Denis à Petit-Wasmes, vivait avec ses parents à Nuenen, ou encore avec sa compagne Sien Hoornik et les enfants de cette dernière à La Haye.

A partir de 1886, en France, Van Gogh fréquentait les cafés, les cabarets, les restaurants, les pensions et les auberges. Cultivant autant la solitude que la compagnie, Vincent y trouvait de la conversation et de l’inspiration. Le Tambourin à Paris, la Pension Carrelet l’Alcazaren Arles, et enfin l’Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise, établissements à dimension humaine, permettaient l’attachement sans forcer l’enracinement, et correspondaient ainsi parfaitement aux attentes du peintre.

Simplicité, modestie, ambiance familiale et vie de café étaient les caractéristiques principales des maisons de Van Gogh.

 

Van Gogh sur la route de Tarascon. Détruit durant la Seconde Guerre Mondiale.

Van Gogh sur la route de Tarascon. Détruit durant la Seconde Guerre Mondiale.

VAN GOGH EN FRANCE

Dans les années 1880, Theo, le frère, confident et mécène de Vincent, menait une brillante carrière de négociant d’art à Paris. Capitale culturelle du monde occidental, Paris était une étape indispensable pour tout artiste peintre désirant faire connaître son travail.

En février 1886, Vincent vint s’installer chez Theo à Montmartre et lia de nombreuses amitiés dans le milieu des artistes d’avant-garde. Stimulé par les échanges et les rencontres fécondes qu’offrait la capitale, son talent y trouva son plein épanouissement. Par la suite, il put mettre en œuvre ses théories et techniques dans le Midi de la France, en Arles en 1888 et à Saint-Rémy de Provence en 1889, repoussant sans cesse ses limites. De retour dans le Nord en 1890, il trouva le repos à Auvers-sur-Oise, où son œuvre devait connaître son apogée.

Une plaque reprenant ces informations a été érigée à Montmartre le 18 avril 2015.
Télécharger un fac-simile de la plaque (pdf).