L’atelier Lacourière-Frélaut

L’atelier Lacourière-Frélaut.

Un article de Jacques Bachellerie

Situé près du Sacré-Cœur de Montmartre, coincé entre les escaliers de la rue Foyatier et ceux de la rue Chappe, l’atelier Lacourière-Frélaut était installé dans un ancien pavillon de l’Exposition Universelle de Paris de 1900.

On peut parler d’un « petit coin de Turquie » sur notre butte, puisque dénommé le Panorama de Jérusalem, c’était l’ancien troisième étage du pavillon turc désigné sous le nom de « Reconstitution des parties les plus intéressantes de Jérusalem ».

Ce lieu montmartrois d’exception fut un des ateliers les plus réputés dans le monde pour son travail d’excellence concernant la gravure et l’imprimerie auxquelles s’ajouta, les derniers temps, la lithographie.

Historique de l’atelier

La renommée de l’atelier Lacourière est dûe à l’heureuse association, avant guerre, entre un groupe d’artistes au sommet de leur talent et un graveur-imprimeur, Roger Lacourière qui favorisa leur audace et leur permit de s’exprimer plus librement.

Roger va aller travailler dans la maison d’édition fondée par sa sœur, La Roseraie, où la tradition familiale assure l’illustration et l’impression de périodiques et de catalogues de mode pour les magasins du Bon Marché. Il y rencontre des artistes, nombreux sur la Butte Montmartre, à cette époque et édite le conte Cendrillon illustré de 5 planches au vernis mou et à l’aquatinte de Jules Pascin, en 1929.

En 1929, lorsque Roger Lacourière s’installe, il maîtrise déjà les techniques de la gravure en taille-douce, c’est-à-dire la gravure en creux sur métal. Fils et petit-fils de taille-douciers, Roger Lacourière a appris les techniques de la gravure dès son plus jeune âge.

La fréquentation des artistes va certainement orienter l’activité de Roger Lacourière de manière différente, en mettant son savoir-faire technique à leur service exclusif. Il va favoriser une alliance des artistes et des artisans qui va devenir extrèmement féconde et qui permettra aux premiers de laisser parler leur génie créateur et aux seconds de jouer le rôle d’accompagnateurs prêts à trouver des solutions techniques aux problèmes de réalisation des œuvres à graver. C’est ainsi que l’atelier de la rue Foyatier a connu très vite le succès que l’on sait.

La gravure, comme l’art culinaire, avec l’alliance des ingrédients –métaux, outils, vernis, acides, encres, papiers – donne des effets parfaitement codifiés si l’on suit bien la recette apprise mais chacun sait que c’est l’invention et le tour de main qui différencient le petit cuisinier du grand chef.

Grâce à son génie inventif et à son goût de la recherche, Roger Lacourière gagne la confiance des plus grands créateurs de son temps et grâce à la qualité du contact qu’il avait avec les artistes, il a pu les convaincre tous de s’initier à la gravure ou de se perfectionner.

Il a remis notamment en vogue la technique de gravure au sucre : l’artiste travaille avec un pinceau trempé dans le vernis. Comme ils étaient tous peintres, ils se sentaient à l’aise avec ce procédé. De Matisse à Miró en passant par Braque, Dali, Picasso, Chagall ou Moore, de très nombreux artistes ont fait partie de l’aventure. Leur renommée a attiré de grands éditeurs d’art et très vite Roger Lacourière, “Le Patron” gagne la confiance des éditeurs Skira et Vollard qui ont donné beaucoup de travaux à effectuer à l’imprimerie.

Avec Skira, il met au point le tirage de 29 eaux-fortes d’Henri Matisse pour Les Poésies de Mallarmé (1932), celui de 44 eaux-fortes de Salvador Dali pour Les Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont (1934) , de 21 eaux-fortes d’André Beaudin pour Les Bucoliques de Virgile (1936) et de 33 eaux-fortes et aquatintes d’André Masson pour Les Conquérants d’André Malraux(1949).
Avec Vollard, ce sont 17 planches à l’aquatinte de Rouault pour son œuvre Le cirque et l’étoile filante(1938), 228 gravures sur bois en couleurs de Derain pour le Pantagruel de Rabelais (3 ans de travail pour l’artiste, accompagné de 5 artisans, en 1943).

Il faut réserver une place à part à Picasso. Ce dernier découvrit l’existence de l’atelier un jour de 1930 : la porte était restée ouverte ce jour-là pour donner du jour aux artisans et de l’air aux vapeurs d’acides ; Picasso aperçut des presses ; alors il se renseigna sur le genre d’activités de la maison et demanda à faire la connaissance du «patron». De cette rencontre fortuite, naquit une quantité d’œuvres considérable : 3 planches à l’aquatinte et au sucre pour Barre d’appui de Paul Eluard(1936), 100 planches à l’eau-forte connues sous le nom de Suite Vollard (1936-1939) et 31 aquatintes, eaux-fortes et pointes-sèches pour L’Histoire Naturelle de Buffon.

L’atmosphère particulière de grande complicité entre artisans et graveurs et la personnalité originale du “patron” attirèrent encore bien d’autres artistes comme Joan Miró, André Dunoyer de Ségonzac, Marc Chagall… et bien d’autres. Elle inspira aussi un cinéaste,Jean Grémillon, qui tourna en 1954 un documentaire sur l’atelier “La maison aux images”.

Joan Miró qui avait gravé sa première œuvre en 1932, illustra L’Anti-tête de Tristan Tzara de 8 eaux-fortes en 1949 et le recueil A toute épreuve de Paul Eluard de 77 gravures sur bois en 1956.

L’atelier Lacourière ne s’est pas contenté de tirer des planches d’illustration ; il a assuré aussi l’impression d’estampes de Marc Chagall, Jules Pascin, André Masson, Léonard Foujita, Max Ernst…

D’autres maisons d’éditions ont travaillé avec l’atelier Lacourière et publié des ouvrages références de la bibliographie contemporaine comme Le soleil des eaux de René Char orné de 4 eaux-fortes de Georges Braque en 1949 et Les Hain-teny, proverbes malgaches traduits par Jean Paulhan illustrés de 10 eaux-fortes en relief et à l’aquatinte d’André Masson en 1956.

En 1951, Madeleine Lacourière, femme de Roger, crée un pôle édition qui lui permettra de choisir les artistes qui l’intéressent sans dépendre des éditeurs et des galeristes. Cela permet d’ouvrir l’atelier à une nouvelle génération d’artistes parmi lesquels Zao Wou-Ki, Hans Hartung, Terry Haass, Pierre Soulages, Roger Bertin, Anna-Eva Bergman…

En 1957, Roger Lacourière prend sa retraite et laisse la gérance de l’atelier à Jacques Frélaut, son disciple depuis 1938. Il va poursuivre l’aventure dans le même esprit, assisté de son frère Robert et de sa sœur Anne.
Une nouvelle génération d’artistes découvre l’atelier : Henry Moore, Pierre-Yves Trémois, Robert Naly, Bernard Buffet, Pierre Alechinsky, Alfred Manessier…
Buffet illustre La voix humaine de Cocteau de 20 planches à la pointe sèche en 1957 ; en 1958, Chagall réalise 10 eaux-fortes et aquatintes pour De mauvais sujets de Jean Paulhan;
Robert Naly grave 20 planches à la manière noire pour Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway et Trémois crée 34 planches an burin, à la pointe sèche et à l’aquatinte
pour Le Cardinal D’Espagne d’Henry de Montherlant.
En 1959, Picasso grave 26 planches à l’aquatinte et au sucre pour La Tauromaquia de Pepe Illo. Sonia Delaunay illustre Juste Présent de Tristan Tzara de 8 planches à l’eau-forte et à l’aquatinte en 1961.

Souvent même, l’imprimeur a tout enseigné au peintre : ainsi Hans Hartung, Pierre Soulages et Zoran Music sont venus rue Foyatier apprendre les éléments de la gravure avant d’en devenir des maîtres.

En 1966 Roger Lacourière meurt. Françoise Voimant, conservateur au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, rue de Richelieu à Paris publie un hommage en donnant la parole à ceux qui l’avaient bien connu et aimé, comme Miró, Segonzac, Soulages… Le poète Iliazd écrivit un merveilleux poème, chef-d’œuvre de délicatesse dans lequel nous voyons revivre dans son atelier «Rogelio Lacourière, pêcheur de cuivres.»

C’est en 1970 que l’atelier Lacourière devient officiellement l’atelier Lacourière-Frélaut et avant son départ, Jacques Frélaut organise une grande exposition rétrospective au Musée d’Art Moderne de Paris, de mai à octobre 1979.

En 1980, son frère Robert perpétue la tradition de la maison. La réputation de l’atelier ayant franchi les frontières, de jeunes graveurs arrivent d’Europe, des Etats-Unis, du Canada et d’Australie ; des artistes comme Béalu, Ubac, Calder, Dado, Olivier Debré, Monique Frydman travaillent à l’atelier.

En 1991, a lieu la publication du livre de Zoran Music Nous ne sommes pas les derniers illustré de planches à l’eau-forte de l’auteur.

En 1993, Denise Frélaut, fille de Jacques prend la direction des éditions et son neveu Luc Guérin, entré dans l’atelier en 1974, devient l’héritier du savoir-faire de ses oncles.
Avec Robert, Denise assure l’organisation d’un «Hommage à l’atelier Lacourière-Frélaut» présenté dans 5 musées nationaux du Japon.
Une nouvelle collection de livres petit format est lancée avec des graveurs de styles différents qui arrivent à produire des images très contemporaines.

En 2000, un espace d’exposition est ouvert au sein de l’atelier et une presse lithographique est installée. C’est Thomas Marin, petit-fils de Jacques Frélaut qui gère cet atelier. Thomas a appris son métier de lithographe durant 9 ans et en 1998 il a reçu le Grand Prix des Métiers d’Art de la Ville de Paris.

Le marché de la gravure, devenu confidentiel, il n’y a plus de grands éditeurs de livres illustrés ; beaucoup d’artistes éditent à leur compte et impriment à leurs frais sans avoir la garantie de vendre ; de plus, les galeries sont de moins en moins nombreuses et le marché est en déclin depuis le début des années 90.
Une telle conjoncture à laquelle se sont ajoutés des glissements de terrain de la Butte Montmartre, entraînant des travaux colossaux, oblige l’atelier Lacourière-Frélaut à fermer ses portes. Ses presses historiques, monstres de fer et d’acier, ont dû quitter notre quartier.
Une riche page de l’histoire artistique de Montmartre est tournée au milieu d’une indifférence quasi-générale de nos élus et de tous les Montmartrois.

Pour compléter cet article j’aimerais rendre hommage à Terry Haass, une grande artiste internationale installée dans notre quartier en 1963, qui travailla à l’atelier Lacourière et que j’ai pu rencontrer dans son atelier-appartement de la rue Lamarck. C’est grâce à Chantal, une amie amoureuse de Montmartre et très impliquée dans la vie associative de notre quartier que cette visite très enrichissante eut lieu.

Terry de Montmartre

Terry Haass fait indéniablement partie des graveurs modernes exceptionnels, et sa maîtrise de la technique de l’eau-forte est particulièrement admirable. Travail sur la lumière, le temps et l’espace. Bien que parfois qualifié d’abstrait, l’art multidisciplinaire de Terry Haass est baigné d’une grande spiritualité. Artiste cohérente,Terry Haass a été une femme au parcours singulier et au caractère bien trempé menant une vie libre, indépendante et s’impliquant dans bien des causes humaines et solidaires jusqu’à aujourd’hui. singulier, Terry
Tereza dite Terry Haass est née à Cesky Tesin en Tchécoslovaquie, en 1923. Comme tous les enfants, la jeune Tereza a toujours dessiné. Partie à Milan avec sa maman, c’est dans l’église Santa Maria delle Grazie où Léonard de Vinci a peint la fresque de La Cène que Tereza se voit dans un autre monde qu’elle trouve merveilleux et sait à cet instant qu’elle marchera dans cette direction-là mais elle ignore encore ce qui sortira d’elle un jour.

À la fin des années 30, elle fuit son pays et le nazisme. Arrivée à Paris avec sa famille, en 1939, malgré son jeune âge, elle passe le concours des Beaux-Arts. Reçue, elle y fera des études d’art et d’histoire de l’art. Dans le même temps, elle crée pour Le Jardin des Modes , magazine mensuel féminin, des modèles de robes pour enfants et entrée à l’Académie de la Grande Chaumière, elle dessine d’après modèle et découvre l’art abstrait et géométrique.
Sa famille fuit l’avancée nazie et part vers le Sud, sous les bombardements allemands, triste et terrible souvenir.
En 1941, c’est le départ vers les Etats-Unis qui la conduira à New-York : “pour gagner quelques sous, je dessinais le président tchécoslovaque Masaryk d’après un timbre qui le représentait avec sa fameuse casquette ; j’exécutais des portraits et les gens de la communauté tchèque me les achetaient.”

La jeune femme reçoit une bourse d’étude de l’Arts Students’s League. “Là, j’ai appris à imprimer les gravures ; nous étions des “artistes” ; pour être heureux, l’être humain n’a pas besoin de beaucoup d’argent ; il nous suffisait d’avoir un travail qui nous plaisait. ”

En 1943, elle voulut exposer dans une galerie new-yorkaise, deux gravures sur bois réalisées à partir de sculptures du Musée des Cloisters ; mais elle se heurta à un refus, parce qu’elle était une femme. ”Allez vous faire voir”, se dit-elle. “Sans me décourager, je change mon prénom Tereza en Terry et avec cette astuce, je peux travailler dans les mêmes conditions que les hommes ; un an plus tard mes œuvres figurent dans une exposition d’artistes masculins et je reçois une lettre de remerciements du galeriste au nom du Révérend Père Terry Haass. ”

Terry vivra à New York jusqu’en 1951. C’est dans l’Atelier 17 de Stanley William Hayter, qu’elle travaillera auprès de Will Barnet, Zadkine ou Calder. Elle enseignera également les arts graphiques au Brooklyn College et au New York City College. Elle rencontre de nombreuses personnalités de l’art moderne : Joan Miró, André Masson, Yves Tanguy, Jackson Pollock, Willem de Kooning et bien d’autres encore.

Ayant obtenu une bourse des fondations Fullbright et Woolley pour l’étude de la gravure, elle rejoint Paris en 1951.
Là, elle entreprend ses recherches dans le célèbre atelier Lacourière-Frélaut, travaillant dans un foisonnement d’artistes dont Miró, Chagall, Masson et Picasso.
“J’ai travaillé durant 25 ans dans ce lieu mondialement connu ; j’ai fait ici des aquatintes ; qu’est-ce que ça sentait bon ! J’aime cette odeur d’atelier…
J’ai vu des grands maîtres travailler ; certains très gentils comme Buffet ou Dunoyer de Ségonzac ou d’autres désagréables comme Mathieu. J’ai beaucoup apprécié Robert Nally.
Un jour Picasso est venu, je ne le voyais pas, mais tout-à-coup j’ai senti que quelqu’un était là et que, dans mon dos, il me regardait travailler…
Je me suis retournée, j‘ai vu un homme plus petit que moi, et c’était Picasso ! Alors, je me suis profondément inclinée devant lui et puis j’ai continué à travailler. Qu’est-ce que fait la petite classe, me dit-il ? Puis il est reparti vers sa table de travail… Ses plaques de cuivre étaient grandes, les miennes toutes petites.
Une autre fois lors de l’impression de l’une de ses gravures de La Tauromaquia est apparue une petite tache noire au milieu de l’arène ; l’imprimeur lui a demandé s’il fallait l’enlever. Et Picasso lui a répondu : non, c’est un caca de Dieu !…”

Terry se lie d’amitié avec Hans Hartung et Anna-Eva Bergman qui l’influenceront par leurs travaux comme par leur personnalité ; le couple l’encourage à voyager en Europe du Nord et la découverte de cette nouvelle morphologie de paysages baignés d’une lumière différente inspirera durablement son œuvre.

Parallèlement, Terry Haass étudie l’archéologie mésopotamienne à l’Ecole du Louvre et obtient son diplôme d’archéologue. “Je savais bien que je ne vivrai pas que de mon art. Et que je devrai avoir à côté un autre gagne-pain, alors j’ai fait de l’archéologie. ”
À ce titre, elle participera pendant plusieurs années à d’importantes campagnes de fouilles archéologiques au Moyen-Orient en Israël, Turquie, Liban, Afghanistan et Iran.

À partir de 1971, elle se consacre entièrement à son art et se tourne vers la sculpture en utilisant tour à tour le plexiglas et l’acier.

Dès 1979, elle réalise monotypes, collages et sérigraphies, participe à l’aventure du livre illustré moderne et crée de nombreuses sculptures de grandes dimensions.

Les oeuvres de Terry Haass sont présentes dans une quinzaine de grandes collections privées et dans plus de vingt musées de renom international : MOMA, Metropolitan Museum, Musée Guggenheim à New-York, Carnegie Institute, Centre Pompidou, Musée d’art moderne, Grande Bibliothèque de France, Kunst Museum de Bâle, Victoria et Albert Museum, à Londres, Israël National Museum…

Mais le havre de cette artiste prisée, c’est Montmartre ! Elle y a élu domicile depuis 1963, quand elle a obtenu la nationalité française.

De nos jours, toujours active, pleine de vie et l’esprit plein de projets, Terry Haass apprécie toujours son quartier de Montmartre.

“J’ai de la chance d’avoir des amis dans mon immeuble. Chaque fois qu’ils restent pour le dîner, je suis très heureuse. Ils me racontent leur vie et je suis contente quand je peux les aider… La paix intérieure vient avec le travail.
Ici, je peux partager mon expérience avec les gens qui aiment mon travail, alors je suis heureuse.Mais je ne travaille pas pour améliorer le monde, ça non !…
Aujourd’hui je me suis réveillée à cinq heures du matin en pensant à une sculpture que je veux réaliser. J’ai réfléchi à cela ; voyez-vous, on ne s’arrête jamais !…
Je n’ai pas du tout peur de la mort, seulement je ne voudrais pas être un fardeau pour les autres. Je pourrais craindre cela, mais je n’y pense pas, je suis trop occupée…
Grâce à la France, je me suis épanouie, grâce à la France, j’ai appris le métier d’artiste, grâce à la France, j’ai fait des études d’archéologie. Donc je lui dois beaucoup – à la France – et je suis heureuse et reconnaissante maintenant, de pouvoir mener une vie paisible. Mais pour cela j’ai dû travailler dur.”
En novembre 2009, dans le restaurant Au clocher de Montmartre de son amie et voisine Chantal, Terry Haass a souhaité vendre une partie de ses propres gravures, gouaches, et lithographies, encore en sa possession, au profit de l’Association Ste Geneviève – St Ferdinand des Ternes qui oeuvre pour le logement des personnes vivant dans la précarité pour un projet de création de pension de famille dans le XVIIème arrondissement, afin de resocialiser des personnes seules en situation de précarité, grâce à un logement décent et un accompagnement socio-psychologique prolongé. Une grande dame, Terry Haass !

Un très grand merci à Terry de nous avoir reçus dans son atelier-appartement en cette fin d’après-midi hivernal par un magnifique coucher de soleil sur Paris avec à nos pieds l’ancien atelier de gravure Lacourière-Frélaut qu’elle a tant aimé, où elle a réalisé des aquatintes remarquables et cotoyé des maîtres qu’elle n’a pas oubliés.
Ce fut pour moi un immense plaisir de rencontrer cette belle personne au grand cœur.

Terry Haass une femme exceptionnelle à la vie exceptionnelle !

Remerciements à Denise Frélaut, Terry Haass et Chantal qui m’ont apporté leur aide dans la réalisation de ce travail ainsi qu’un très grand merci à Sophie Villoutreix-Brajeux, graveuse contemporaine qui m’a fait connaître et apprécier cet art.

Jacques Bachellerie


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La Gazette de Montmartre N°48

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